17 19 du 20 juin 2017 bandeau

Les travailleurs sociaux sont amenés à accueillir sur le territoire finistérien de jeunes étrangers isolés (mineurs et jeunes majeurs).
Les institutions accueillant ce public sont confrontées à des limites, et c’est l’ensemble du réseau associatif et institutionnel qui est sollicité pour répondre aux besoins essentiels des jeunes : soutien quotidien, aide alimentaire urgente, hébergement dans des conditions dignes, habillement, accompagnement à l’accès aux droits, éducation. Entre les contraintes institutionnelles, et les besoins du public auxquels il ne peut pas toujours répondre, le travailleur social est amené à interroger son positionnement professionnel.
Afin de réfléchir aux questions éthiques et déontologiques que les professionnels se posent dans l’intervention auprès de ce public, l’ANAS, en collaboration avec l’ITES, a proposé une soirée débat appuyée par différents témoignages.

intervenants 2

 

Introduction dintervenants 3e la soirée par Anne Brigitte Cosson, présidente de l'ANAS


Expérience dans un centre d'accueil pour mineurs isolés : Rozenn Le Berre
Après des études de sciences politiques, Rozenn Le Berre, est devenue éducatrice en 2013 pour l’Aide sociale à l’enfance, chargée d’accueillir les jeunes migrants. De son expérience, elle a écrit un livre De rêves et de papiers, 547 jours avec les mineurs isolés étrangers. Elle nous livre les éléments des questionnements professionnels, émotionnels, éthiques, qui furent les siens durant cette période.

 

Quatre témoignages issus de la pratique professionnelle d'assistants de services sociaux de la région de Brest ont été proposés :

 intervenants 4  intervenants 5


Annie Le Merrer a présenté sa réflexion sur la façon dont les situations des jeunes migrants étrangers ont interrogé et interrogent la posture professionnelle.
Nous avons pu entendre un extrait d’un entretien entre un travailleur social et un jeune migrant non accompagné. Ce témoignage éclairant concerne les conditions de vie et la recherche de solutions au quotidien.
Marine Laulom a fait part de ses émotions ressenties lors de l’accueil des premiers jeunes.
Quelques phrases extraites du propos d’un jeune ont été lues par Claude Louboutin.

Après les interventions, une large place au débat a été proposée, les échanges nombreux sont amenés  à se poursuivre.